À l’approche de la 8e Journée africaine de l’état civil, célébrée le 10 août, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) réaffirme son engagement en faveur de l’enregistrement universel des naissances, un enjeu majeur pour le respect des droits fondamentaux des citoyens en Afrique centrale.

Placée sous le signe de la modernisation et de l’inclusion, cette Journée vise à sensibiliser les États et les citoyens à l’importance vitale de l’état civil et des statistiques démographiques fiables pour un développement durable. L’OIF, par l’intermédiaire de sa Représentation pour l’Afrique centrale (REPAC), mène depuis plusieurs années un plaidoyer actif en faveur d’un enregistrement universel, gratuit et accessible à tous.
Un projet phare au cœur des priorités
Lancé en 2019, le projet « État civil » de l’OIF s’est imposé comme un pilier stratégique pour garantir à chaque enfant une identité légale. Centré sur les zones rurales et les populations vulnérables, ce programme repose sur deux axes forts : la mise en œuvre de projets de terrain (enregistrement, sensibilisation, formation, réformes) et le plaidoyer de haut niveau pour inscrire l’état civil parmi les priorités nationales.
Des avancées concrètes dans la région
Les résultats sont déjà visibles dans plusieurs pays d’Afrique centrale :
• Au Tchad, plus de 53 000 enfants ont été enregistrés dans les provinces de la Tandjilé et de l’Ennedi Est.
• Au Cameroun, 5 400 enfants de la région de l’Extrême-Nord ont obtenu un acte de naissance.
• En République centrafricaine, une nouvelle phase s’amorce avec pour objectif l’établissement de 3 000 actes de naissance et la formation des agents publics.
Ces actions concrètes sont rendues possibles grâce à la coopération étroite avec les autorités nationales et les acteurs locaux, dans une dynamique multi-acteurs qui favorise la pérennisation des résultats.
Une Francophonie utile et proche des citoyens
La Journée africaine de l’état civil, instaurée par la Conférence des ministres africains en charge de l’état civil, s’inscrit dans une logique d’action citoyenne et inclusive. L’OIF y voit une opportunité de rappeler que le droit à l’identité est la porte d’entrée vers l’accès à l’éducation, à la santé, à la citoyenneté et à la protection.
À travers ce projet, l’OIF illustre sa volonté d’être une Francophonie d’action, à la fois utile, agile et proche des besoins des populations, notamment des jeunes et des femmes, pour construire une société plus équitable et durable.











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