Une divergence d’interprétation oppose le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) au sujet de la situation de son directeur pays en République centrafricaine.
Dans un article publié le 28 mai dernier, le RJDH a annoncé que le directeur pays de l’UNOPS, Frédéric Segbegnon Fanou, aurait été renvoyé de ses fonctions en raison de présumées irrégularités dans la gestion de fonds destinés à la construction de routes dans le nord de la République centrafricaine. Le média, citant plusieurs sources concordantes, évoquait un audit interne qui aurait révélé un déficit dans la gestion de ces financements.
Selon le RJDH, les investigations porteraient notamment sur l’utilisation de ressources allouées à des projets d’infrastructures routières financés par des partenaires internationaux. Le média indiquait également que cette décision serait intervenue à la suite des conclusions préliminaires d’un contrôle interne mené par l’organisation.
Quelques jours plus tard, le 3 juin, l’UNOPS a réagi à travers une déclaration officielle publiée depuis son siège à Copenhague. L’organisation affirme que les informations relayées par le RJDH sont inexactes et rejette catégoriquement toute suggestion selon laquelle son directeur pays aurait été renvoyé en lien avec des allégations de détournement de fonds.
Dans son communiqué, l’UNOPS précise que son directeur pays a été placé en congé administratif à compter du 19 mai 2026. L’institution explique qu’il s’agit d’une mesure de précaution destinée à permettre la conduite d’une procédure administrative dans des conditions jugées équitables et conformes aux règles en vigueur.
L’organisation souligne par ailleurs que ce congé administratif est temporaire, qu’il ne constitue pas une mesure disciplinaire et qu’il ne préjuge en rien des droits de la personne concernée ni de l’issue de la procédure en cours.
L’UNOPS indique également avoir adressé au RJDH une demande officielle de correction le 29 mai, estimant que les informations publiées ne reflètent pas fidèlement la situation administrative de son représentant en République centrafricaine.
Sans commenter davantage le fond du dossier, l’agence onusienne rappelle que les procédures administratives en cours sont soumises à des règles de confidentialité. Elle estime qu’elles doivent suivre leur cours sans préjudice pour les personnes concernées et réaffirme que, selon les informations dont elle dispose, son directeur pays n’a pas été licencié mais placé en congé administratif dans le cadre d’un processus interne toujours en cours.











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