Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a officiellement déposé jeudi 02 octobre son dossier de candidature à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain. Le dossier a été remis au siège de l’Autorité nationale des élections (ANE) à Bangui par Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire général du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir.
« Nous avons répondu à une exigence constitutionnelle dans le cadre du fonctionnement de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sarandji. Selon lui, le dépôt rapide du dossier reflète la volonté du parti de respecter le calendrier électoral : « Il fallait donc que nous nous débarrassions d’abord du dépôt du dossier de notre candidat avant de passer à autre chose. »

Lundi 29 septembre, le chef de l’État avait signé le décret convoquant les électeurs pour un quadruple scrutin présidentiel, législatif, régional et municipal fixé au 28 décembre.
Mardi, lors de l’ouverture officielle des dépôts de candidature, le président de l’ANE, Mathias Barthélemy Morouba, avait souligné que cette étape représentait « une phase décisive dans la vie démocratique de la République centrafricaine », tout en réaffirmant l’engagement de son institution à garantir des élections « transparentes, inclusives et crédibles ».

Le dépôt des dossiers de candidature est ouvert du 2 au 11 octobre, a précisé l’ANE.
Malgré les appels de l’opposition réclamant la suspension des préparatifs électoraux en vue d’un dialogue politique annoncé début septembre mais jamais engagé, Faustin-Archange Touadéra a choisi de maintenir le calendrier arrêté.
Entouré de centaines de militants du MCU, le président sortant a déclaré : « Le peuple voulait absolument être rassuré que mon dossier de candidature soit déposé aujourd’hui. C’est chose faite. (…) Je suis confiant : notre dossier est le numéro 1, et c’est un chiffre bonheur. Je prie Dieu pour qu’Il assiste notre pays et soutienne vraiment la population. »

Élu une première fois en 2016 puis réélu en 2020 dès le premier tour un scrutin contesté par l’opposition, Faustin-Archange Touadéra entend briguer un nouveau mandat à la tête de l’État.
Avec ce dépôt, le chef de l’État ouvre officiellement la course électorale. Mais à moins de trois mois du scrutin, l’équation reste entière : le président sortant parviendra-t-il à convaincre une nouvelle fois face à une opposition qui dénonce des conditions électorales inégales et réclame encore un véritable dialogue politique ?











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