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Côte d’Ivoire : une Ivoirienne propose des solutions écologiques

Côte d’Ivoire : une Ivoirienne propose des solutions écologiques
« Ohel International » propose des pavés et des tuiles fabriqués à partir de ressources naturelles locales.
Crédit photo: Marina Nobout/Photo privée autorisée/dpa

Son entreprise s’est donné pour mission de proposer des logements à la fois respectueux de l’environnement et abordables.

En Côte d’Ivoire, pays où le déficit de logements reste un défi majeur, Marina Nobout a choisi de bâtir des réponses durables plutôt que de simples murs. Cette cheffe d’entreprise ivoirienne a fait de l’écologie un levier d’inclusion sociale, convaincue qu’un logement digne ne doit ni coûter cher ni coûter à la planète.

Son entreprise, « Ohel International », propose des blocs de terre comprimée stabilisée (BTCS), ainsi que des pavés et des tuiles fabriqués à partir de ressources naturelles locales. « Ces matériaux réduisent considérablement le recours aux importations et affichent une empreinte carbone nettement inférieure à celle des matériaux conventionnels, comme le ciment. Leur utilisation s’inscrit pleinement dans une logique de transition écologique du secteur du bâtiment », explique l’Ivoirienne dans un entretien accordé à la dpa.

Au-delà de leur impact environnemental, ces matériaux offrent des performances énergétiques notables. Grâce à leurs propriétés d’isolation thermique, ils limitent les besoins en climatisation et en chauffage, tout en assurant un meilleur confort intérieur. La régulation naturelle de l’humidité et de la température contribue à créer des espaces de vie plus sains et plus agréables.

Lutter contre le sans-abrisme
Selon elle, le projet porte également une forte dimension sociale. La construction en blocs de terre mobilise une main-d’œuvre locale, favorisant l’emploi et le transfert de compétences. Surtout, elle permet de réduire les coûts de construction et de proposer des logements abordables, contribuant ainsi à la lutte contre le sans-abrisme et à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables.

« Malgré les avancées réalisées, les défis restent importants. Le principal obstacle demeure l’accès au financement, indispensable pour déployer des projets de promotion immobilière à grande échelle. Nous continuons à solliciter l’appui des institutions financières afin de renforcer notre capacité d’action », souligne l’entrepreneure. Son ambition est de construire une véritable ville verte, fondée sur un mode de vie durable et respectueux de l’environnement.

Source : dpa Deutsche Presse-Agentur

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A propos de l’autrice

Annela Faustine Niamolo

Annela Faustine Niamolo est journaliste d’investigation et photographe, née à Bangui en République centrafricaine. Titulaire d’une licence en journalisme, elle a débuté sa carrière au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) avant de devenir journaliste photographe indépendante et correspondante de l’AFP en République centrafricaine en 2022.

Engagée dans sa communauté, elle se spécialise dans le journalisme environnemental et culturel et est boursière de la cohorte 2 du programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique.

À travers son travail journalistique et photographique, elle met en lumière les réalités sociales souvent marginalisées et s’investit activement dans sa communauté. À travers les réseaux sociaux, qu’elle utilise comme des outils de sensibilisation et d’engagement citoyen, elle œuvre pour une information rigoureuse, une sensibilisation positive et une influence constructive.