Dans un contexte politique toujours fragile, marqué par la recherche d’une paix durable, le parti politique MOUNI, proche du président Faustin-Archange Touadéra, a salué ce jeudi le retour des groupes armés UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) et 3R (Retour, Réclamation et Réconciliation) dans le cadre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique (APPR-RCA).

Lors d’un point de presse à Bangui, le président du parti, Thierry Kamach, a exprimé sa satisfaction face à ce qu’il considère comme une avancée notable dans le processus de stabilisation nationale :
« Le retour de l’UPC et du 3R est une réponse positive à l’appel du chef de l’État. Il traduit une volonté renouvelée de tourner la page des conflits et de bâtir une paix durable pour notre pays », a-t-il déclaré.
Le parti MOUNI, membre de la majorité présidentielle, affirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la consolidation des acquis du dialogue politique engagé par le président Touadéra. M. Kamach a notamment souligné l’implication des autorités traditionnelles Peules, qu’il qualifie de décisive dans le retour des groupes armés au dialogue.
Appel au dépassement des clivages politiques
Alors que certaines voix de l’opposition, notamment au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), remettent en cause la légitimité de l’accord du 19 avril dernier signé avec les groupes armés, Thierry Kamach invite la classe politique à prendre de la hauteur :
« Cet accord ne doit pas être lu à travers le prisme des rivalités politiques. Il mérite d’être accueilli avec responsabilité par tous ceux qui aspirent sincèrement à la paix », a-t-il lancé, en appelant au rassemblement autour des enjeux de réconciliation.

Médiation tchadienne saluée
Le président du MOUNI a également tenu à saluer le rôle de médiateur joué par le Tchad, et plus particulièrement l’implication personnelle du président Mahamat Idriss Déby :
« Nous saluons les efforts du président Mahamat Déby et du gouvernement tchadien pour leur contribution à cette reprise du dialogue. Leur médiation a permis de restaurer un climat de confiance entre les parties », a-t-il souligné.
Un climat encore incertain
Malgré ce retour annoncé de deux groupes armés majeurs dans l’accord de paix, de nombreuses interrogations subsistent quant à la portée réelle et à l’applicabilité des engagements pris. La République centrafricaine reste confrontée à des défis multiples : insécurité dans plusieurs zones, méfiance entre acteurs politiques, et fractures communautaires.
Face à ces tensions, le parti MOUNI entend se positionner comme un acteur de stabilité et de soutien au dialogue national, fidèle à la ligne du président Touadéra. Le retour de l’UPC et du 3R, s’il est confirmé sur le terrain, marquerait une étape importante vers la normalisation politique du pays, encore profondément marqué par une décennie de conflits armés.











Laisser un commentaire