L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé a officiellement lancé sa campagne présidentielle en se présentant comme un candidat « combatif et déterminé », à l’occasion d’un meeting marqué par un discours de rupture et d’appel à la mobilisation citoyenne. Pour lui, l’élection à venir constitue « un moment décisif pour l’avenir du pays ».
« Cette élection n’est pas une élection comme les autres : c’est un choix de survie nationale, un choix entre la résignation et l’espérance », a déclaré le candidat à notre journaliste.

Un bilan sévère et un appel à la conscience électorale
Anicet Georges Dologuélé a appelé les Centrafricains à « prendre pleinement conscience » de l’enjeu du scrutin, estimant que le pays sort fragilisé de « dix années d’attentes, de promesses et de souffrances ». Selon lui, la République centrafricaine est aujourd’hui confrontée à un « chaos social, économique et moral ».
« Mon objectif est de sortir le peuple centrafricain de cette extrême souffrance, de lui redonner dignité, sécurité et espoir », a-t-il affirmé, promettant « un air pur de liberté et de justice » s’il accède au pouvoir.
Le candidat a également mis en garde contre les pratiques électoralistes. « L’avenir d’un pays ne s’achète pas », a-t-il lancé, dénonçant les distributions d’argent en période électorale, qualifiées de « billets de 7ans de souffrances ».
Réconciliation nationale et apaisement politique
Au cœur de son projet figure la réconciliation nationale, présentée comme une priorité absolue. « Il faut réconcilier le Centrafricain avec lui-même, avec ses institutions et avec l’État », a expliqué Anicet Georges Dologuélé, estimant que la restauration de la confiance est une condition essentielle au développement.
Le candidat a aussi critiqué un climat politique qu’il juge « oppressant », promettant de garantir les libertés publiques. « Je veux être le président qui apaise, qui protège les libertés, et qui garantit que plus jamais un Centrafricain n’aura peur de s’exprimer dans son propre pays », a-t-il déclaré.
Un acteur politique central de l’opposition
Économiste de formation et ancien Premier ministre, Anicet Georges Dologuélé est l’une des figures majeures de l’opposition centrafricaine. Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 puis de 2020, il reste l’un des principaux challengers du pouvoir en place, avec un discours axé sur la gouvernance, la réconciliation et la relance économique.

Alliance avec Jean-Serge Bokassa
Pour cette campagne, Anicet Georges Dologuélé fait front commun avec Jean-Serge Bokassa, leader du Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si (MKMKS). Cette alliance vise à consolider l’opposition et à proposer une alternative politique dans un contexte électoral tendu et incertain.
La présidentielle se déroule dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, une situation économique fragile et des interrogations sur l’organisation du scrutin. À mesure que la campagne s’intensifie, l’attention reste focalisée sur le respect du calendrier électoral, les conditions de vote et la crédibilité du processus démocratique.











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