Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, candidat du Mouvement Cœurs Unis (MCU), a officiellement lancé sa campagne électorale lors d’un meeting organisé au stade de 20 000 places à Bangui. Devant une foule acquise à sa cause, le chef de l’État a appelé à l’unité nationale et à la poursuite des efforts engagés depuis son arrivée au pouvoir.
« Je mesure pleinement la confiance que vous placez en moi », a déclaré Faustin-Archange Touadéra, se disant « profondément ému » par la mobilisation de ses partisans. Le président sortant a exhorté ses soutiens à rester engagés, estimant que « le développement de notre nation est une œuvre collective ».

Continuité et priorités sectorielles
Dans son discours, Faustin-Archange Touadéra a insisté sur la nécessité de poursuivre les politiques publiques engagées, notamment dans l’agriculture, l’éducation et la sécurité. « Nous devons garantir notre souveraineté alimentaire » et « investir dans la scolarisation de nos enfants, car la jeunesse est l’avenir de la nation », a-t-il affirmé.
Le candidat a également réaffirmé son engagement en faveur des forces de défense et de sécurité. « En neuf ans, nous avons relevé l’effectif et les capacités de l’armée centrafricaine », a-t-il déclaré, tout en soulignant que « le combat pour la paix et la sécurité n’est pas terminé ».
Qui est Faustin-Archange Touadéra ?
Mathématicien de formation, ancien Premier ministre, Faustin-Archange Touadéra est une figure centrale de la vie politique centrafricaine. Élu président de la République pour la première fois en 2016, puis réélu en 2020, il dirige le pays depuis près d’une décennie. Il est également le fondateur du Mouvement Cœurs Unis (MCU), formation politique majoritaire au Parlement.
Un scrutin dans un contexte politique sensible
La présidentielle s’ouvre dans un climat marqué par des défis sécuritaires persistants, une situation économique fragile et de fortes attentes sociales. Le pays reste confronté à des enjeux majeurs de gouvernance, de réconciliation nationale et de relance économique, dans un environnement politique sous tension.

La question du troisième mandat au cœur des critiques
La candidature de Faustin-Archange Touadéra suscite toutefois des critiques au sein de l’opposition. Plusieurs partis et acteurs politiques l’accusent de vouloir briguer un troisième mandat, à la suite de la réforme constitutionnelle adoptée en 2023, qui a modifié les règles encadrant la durée et le nombre de mandats présidentiels. Le camp présidentiel, de son côté, défend la légalité du processus et affirme agir dans le respect des institutions.
À l’approche du scrutin, l’enjeu reste la crédibilité du processus électoral et la capacité des acteurs politiques à préserver un climat apaisé. Comme lors des précédentes échéances, l’élection présidentielle sera déterminante pour l’avenir politique et institutionnel de la République centrafricaine, sous l’attention de la communauté nationale et internationale.











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