En visite officielle à Bangui, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a marqué une étape importante de son déplacement à l’Institut Pasteur de Bangui. Accompagné du ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, il a participé à la pose de la première pierre d’un laboratoire de référence de l’OMS pour la poliomyélite et annoncé un nouveau soutien financier de la France pour renforcer les capacités scientifiques de l’institution.

Accompagné du ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, le chef de la diplomatie française a visité les installations de l’institut, rencontré des chercheurs et pris part à ce moment importants : la pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment financé par la France.
L’Institut Pasteur, pilier de la surveillance sanitaire en Afrique centrale
Créé il y a plusieurs décennies, l’Institut Pasteur de Bangui joue un rôle central dans la surveillance épidémiologique, la recherche biomédicale et le diagnostic des maladies infectieuses en République centrafricaine et dans plusieurs pays voisins.
Dans son allocution, le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé a salué l’importance stratégique de cette institution scientifique pour le pays.
« C’est pour moi un immense honneur et un agréable plaisir de vous accueillir aujourd’hui à l’Institut Pasteur de Bangui, à l’occasion de la visite de Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, dont la présence parmi nous illustre l’excellence des relations d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent la République centrafricaine et la République française. »
Pour le ministre, cette visite traduit également la solidité du partenariat entre les deux pays dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes.
« Cette visite est la preuve vivante que, dans un monde où les incertitudes géopolitiques pourraient nous diviser, la France et la Centrafrique ont choisi la voie de la solidarité agissante, du partenariat concret et de l’amitié durable. »
Il a rappelé que l’Institut Pasteur de Bangui constitue une institution scientifique de référence, dont les activités dépassent largement les frontières nationales.
« L’Institut Pasteur de Bangui n’est pas seulement un bâtiment ou un laboratoire. Il est le cœur battant de la veille sanitaire de notre pays et de toute la sous-région. » Pierre Somsé
Un laboratoire de référence de l’OMS pour lutter contre la poliomyélite
La visite a également été marquée par l’inauguration officielle du laboratoire de référence pour la poliomyélite, reconnu par l’Organisation mondiale de la santé.
Ce laboratoire renforcera les capacités de diagnostic et de surveillance de la maladie dans la région.
« Ce laboratoire représente la concrétisation d’un engagement : celui de ne laisser aucun enfant centrafricain être victime d’une maladie que nous avons les moyens d’éradiquer », a déclaré le ministre centrafricain de la Santé.
Selon lui, cette réalisation est le fruit d’un travail collectif entre les équipes scientifiques locales et les partenaires internationaux.
« C’est le résultat d’une coopération gagnant-gagnant entre la France et la République centrafricaine à travers l’Institut Pasteur de Bangui. »

Une nouvelle infrastructure financée par la France
Au cours de la cérémonie, Jean-Noël Barrot a également procédé à la signature de la convention d’octroi du projet financé par l’Agence française de développement et mis en œuvre par Expertise France.
Ce projet prévoit la construction d’un nouveau bâtiment destiné à renforcer les capacités scientifiques et de recherche de l’Institut Pasteur de Bangui.
La subvention accordée par l’Agence française de développement s’élève à 7 millions d’euros.
Dans son discours, le ministre français a salué l’engagement des équipes scientifiques de l’institut.
« Nous venons de visiter l’Institut et de rencontrer une équipe de chercheurs et de médecins reconnus pour leur expertise et leur dévouement. Cela renforce ma conviction que l’Institut Pasteur de Bangui est un maillon essentiel de l’écosystème sanitaire centrafricain. »
Il a également souligné le rôle régional de l’institution dans la recherche et la surveillance des maladies.
« L’Institut constitue l’un des piliers majeurs du système régional de vigilance et de recherche médicale en Afrique centrale. »
La santé mondiale au cœur de la coopération franco-centrafricaine
Jean-Noël Barrot a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la santé mondiale et du renforcement des systèmes sanitaires.
« Dans un monde où la coopération internationale est parfois fragilisée mais où les crises sanitaires se multiplient, la France réaffirme que l’accès aux soins doit demeurer une priorité, un droit humain fondamental et un pilier de stabilité mondiale. »
Le chef de la diplomatie française a également rappelé l’engagement de la France dans la lutte contre plusieurs maladies majeures, notamment à travers le Fonds mondial et les campagnes de vaccination contre la poliomyélite menées avec des partenaires comme l’UNICEF.
« Chaque dose administrée est un pas de plus vers un monde où plus aucun enfant ne sera handicapé ou paralysé par ce virus. C’est une question de justice et de dignité humaine. »
Un symbole du renouveau des relations entre la France et la Centrafrique
La visite du ministre français à l’Institut Pasteur de Bangui s’inscrit dans une dynamique plus large de relance de la coopération entre Paris et Bangui, après plusieurs années de tensions diplomatiques.
Au-delà de la dimension politique, cette étape met en lumière l’importance de la coopération scientifique et sanitaire dans la relation entre les deux pays, au moment où la prévention des pandémies et le renforcement des systèmes de santé deviennent des enjeux majeurs pour la sécurité mondiale.










Laisser un commentaire