Le Président Anicet-Georges Dologuélé s’est rendu à l’Hôpital Communautaire de Bangui, au service de traumatologie, pour rendre visite à la petite Samira, une fillette renversée il y a quelques jours par le cortège du Premier ministre Félix Moloua. L’accident, survenu dans la capitale, a profondément choqué la famille affirme n’avoir reçu aucune prise en charge immédiate ni soutien officiel après le drame.

Selon les proches de l’enfant, Samira souffre d’une grave blessure à la cheville gauche. Son pronostic reste réservé et les médecins craignent une perte de mobilité si les soins ne sont pas administrés rapidement et correctement. L’accident risque également de compromettre toute son année scolaire.
“La dignité humaine ne se piétine pas”
Au chevet de la fillette, Anicet-Georges Dologuélé a exprimé sa compassion et son indignation.
« Face à une injustice aussi flagrante, je ne pouvais pas rester silencieux. La dignité humaine doit être respectée, quel que soit le rang ou la fonction de ceux qui sont impliqués dans un drame », a-t-il déclaré.
Le Président du parti politique URCA a appelé à une transparente afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’accident, ainsi que sur l’absence d’assistance immédiate au moment des faits.
Une famille livrée à elle-même
Les proches de Samira dénoncent un abandon total après le choc.
Aucune équipe du cortège n’aurait stoppé son véhicule, laissant la fillette blessée sur la chaussée avant que des habitants n’interviennent pour lui porter secours.
« Depuis son accident, nous n’avons reçu qu’une somme de 100.000f cfa ce qui a servi à juste une partie de l’ordonnance. Jusqu’à ce jour rien de plus, ni appel, ni même une simple excuse », confie un membre de la famille, encore sous le choc.
Cette situation soulève des questions sur les protocoles de sécurité des cortèges officiels, leur responsabilité civile et leur devoir d’assistance.

Un appel à la responsabilité de l’État
Pour Anicet-Georges Dologuélé, cette affaire dépasse le cadre individuel et interroge la moralité de l’action publique.
« Un accident peut arriver. Mais abandonner une enfant blessée, cela relève d’un choix. Et ce choix est incompréhensible et inacceptable de la part des plus hautes autorités », a-t-il affirmé lors de sa visite.
Le Président estime que le Premier ministre Félix Moloua doit, au minimum, présenter des excuses publiques et s’engager à soutenir la famille dans les démarches médicales, sociales et financières qui s’imposent.
Une affaire qui secoue l’opinion
Sur les réseaux sociaux, certains citoyens dénoncent la banalisation des accidents liés aux escortes officielles et demandent une réforme urgente des pratiques sécuritaires. Le hashtag #JusticePourSamira gagne du terrain et cristallise l’émotion collective.
La République face à ses responsabilités
Pour Anicet-Georges Dologuélé, l’enjeu est clair :
« La République doit protéger les siens. Samira mérite justice. Sa famille ne doit plus jamais être seule dans cette épreuve. »











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