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Droits des femmes
Burkina Faso: 200 exciseuses renoncent aux MGF à Koudougou

Droits des femmes Burkina Faso: 200 exciseuses renoncent aux MGF à Koudougou

Ce résultat est le fruit d’une initiative financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

L’ONG INTACT œuvre pour la protection de l’intégrité physique des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest.
Crédit photo: Jürgen Bätz/dpa

Au Burkina Faso, près de 200 exciseuses de Koudougou (centre-ouest), troisième ville la plus peuplée du pays sahélien, ont renoncé aux mutilations génitales féminines (MGF) à la suite d’un projet de sensibilisation et de prévention mené par l’ONG humanitaire allemande INTACT. L’initiative, mise en œuvre avec des partenaires locaux et financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), a réuni femmes, familles et leaders communautaires afin de favoriser une évolution durable des mentalités, selon l’ambassade d’Allemagne.

Au total, 199 exciseuses ont déclaré abandonner la pratique, tandis que 88 chefs traditionnels et religieux ont pris publiquement position contre les MGF, a-t-on ajouté. Reconnues internationalement comme une violation des droits humains, les mutilations génitales féminines sont des pratiques ancestrales néfastes profondément ancrées dans de nombreuses sociétés africaines. Elles consistent en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins pour des raisons non médicales.

Accompagner des changements durables au sein des communautés


Pratiquées le plus souvent sur des nourrissons et des jeunes filles, elles peuvent entraîner de graves conséquences physiques et psychologiques à court et à long terme, notamment des infections, des complications obstétricales et des troubles de stress post-traumatique. Dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), la communauté internationale vise l’abandon total des MGF d’ici à 2030.

Fondée en 1996, l’ONG INTACT œuvre pour la protection de l’intégrité physique des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest. Elle mène actuellement des programmes de sensibilisation et de protection contre les MGF au Burkina Faso, au Ghana et au Sénégal, en collaboration avec des acteurs locaux, notamment des chefs traditionnels et religieux, afin d’accompagner des changements durables au sein des communautés.

Source :  Deutsche Presse-Agentur (dpa)

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A propos de l’autrice

Annela Faustine Niamolo

Annela Faustine Niamolo est journaliste d’investigation et photographe, née à Bangui en République centrafricaine. Titulaire d’une licence en journalisme, elle a débuté sa carrière au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) avant de devenir journaliste photographe indépendante et correspondante de l’AFP en République centrafricaine en 2022.

Engagée dans sa communauté, elle se spécialise dans le journalisme environnemental et culturel et est boursière de la cohorte 2 du programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique.

À travers son travail journalistique et photographique, elle met en lumière les réalités sociales souvent marginalisées et s’investit activement dans sa communauté. À travers les réseaux sociaux, qu’elle utilise comme des outils de sensibilisation et d’engagement citoyen, elle œuvre pour une information rigoureuse, une sensibilisation positive et une influence constructive.