
Un mois après son investiture pour un premier mandat de la septièmerépublique, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a procédé à la nomination d’un nouveau gouvernement sur proposition du premier ministre. Cette nouvelle équipe compte dix nouveaux ministres, dont Evariste Ngamana à la Communication et aux Médias. Une recomposition politique qui intervient dans un climat marqué par les contestations de l’opposition et les appels à un dialogue national.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a nommé mardi un nouveau gouvernement, un mois après son investiture pour un troisième mandat à la tête du pays. Réélu en décembre avec 77,90 % des suffrages, le chef de l’État fait toutefois face à une opposition qui continue de contester les résultats du scrutin.
Son principal adversaire politique, Anicet-Georges Dologuélé, avait dénoncé une « fraude massive » à l’issue de l’élection présidentielle.
Le Premier ministre Félix Moloua, en fonction depuis 2022, avait présenté la démission de son gouvernement le 13 mai dernier. Deux jours plus tard, il était finalement reconduit dans ses fonctions par le président Touadéra, ouvrant ainsi la voie à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Ce gouvernement, composé de 32 membres, reste largement dominé par des figures proches du Mouvement cœurs unis, le parti au pouvoir. Dix nouveaux ministres y font leur entrée.
Parmi les principales nominations figure celle de Evariste Ngamana au poste de ministre de la Communication et des Médias. Il avait occupé le rôle de porte-parole de campagne de Faustin-Archange Touadéra lors des dernières échéances électorales.
Dans les rangs de l’opposition, plusieurs voix continuent de réclamer l’organisation d’un dialogue politique inclusif. Les opposants dénoncent notamment une concentration du pouvoir autour du président et de son cercle rapproché.










Laisser un commentaire