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Santé publique: Le Kenya crée une task force pour réformer la formation en santé

Santé publique: Le Kenya crée une task force pour réformer la formation en santé

Selon une analyse récente, le Kenya devra recruter au moins 114 000 professionnels de santé supplémentaires sur cinq ans pour assurer un accès adéquat aux services sanitaires.

Le gouvernement souligne que cette réforme s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements constitutionnels garantissant le droit à la santé au Kenya.

Crédit photo: OMS/Photo de presse/dpa

Le Kenya a mis en place un groupe de travail conjoint associant le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation afin d’aligner la formation des professionnels de santé sur les besoins réels du système sanitaire national, ont annoncé les autorités. Le groupe de travail devra remettre une feuille de route assortie de priorités et d’échéances, ouvrant la voie à une refonte progressive des curricula et à une meilleure coordination entre les institutions éducatives et les besoins du système de santé national.

Selon le gouvernement, le groupe de travail devra identifier les lacunes en compétences, proposer des réformes ciblées et formuler des recommandations visant à renforcer la qualité, la cohérence et l’efficacité des formations en santé, tout en tenant compte des réalités régionales et démographiques du pays. Cette task force, coordonnée par les deux ministères, aura pour mission de recenser et d’évaluer les programmes de formation existants dans les universités, instituts techniques et établissements de formation spécialisés, afin d’en mesurer la pertinence et l’adéquation avec les besoins du secteur.

Mieux garantir le droit à la santé
Cette initiative vise à remédier aux déséquilibres persistants entre l’offre de formation médicale et les priorités de santé publique du pays, dans un contexte marqué par une pénurie de personnel qualifié et par les ambitions de couverture sanitaire universelle portées par le gouvernement. Les autorités estiment que l’inadéquation actuelle entre formation et emploi contribue à des tensions sur le marché du travail sanitaire, avec des établissements de santé confrontés à un manque de compétences clés, malgré un nombre croissant de diplômés dans certaines filières.

Le gouvernement souligne que cette réforme s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements constitutionnels garantissant le droit à la santé, et dans la stratégie nationale visant à renforcer durablement les ressources humaines du secteur sanitaire au Kenya.

Source : dpa Deutsche Presse-Agentur

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A propos de l’autrice

Annela Faustine Niamolo

Annela Faustine Niamolo est journaliste d’investigation et photographe, née à Bangui en République centrafricaine. Titulaire d’une licence en journalisme, elle a débuté sa carrière au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) avant de devenir journaliste photographe indépendante et correspondante de l’AFP en République centrafricaine en 2022.

Engagée dans sa communauté, elle se spécialise dans le journalisme environnemental et culturel et est boursière de la cohorte 2 du programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique.

À travers son travail journalistique et photographique, elle met en lumière les réalités sociales souvent marginalisées et s’investit activement dans sa communauté. À travers les réseaux sociaux, qu’elle utilise comme des outils de sensibilisation et d’engagement citoyen, elle œuvre pour une information rigoureuse, une sensibilisation positive et une influence constructive.