En Afrique subsaharienne, environ 21 pays sont exposés à un risque élevé de surendettement, l’une des situations les plus préoccupantes au monde, selon le FMI et la Banque mondiale.

Crédit photo: Marijan Murat/dpa
Plus de 72 000 personnes ont signé une pétition appelant à l’annulation de la dette jugée injuste ou insoutenable des pays du Sud global ainsi qu’à des réformes concrètes du système financier international, a annoncé l’organisation allemande Brot für die Welt (Pain pour le Monde).
La pétition appelle le gouvernement allemand à s’engager davantage, au sein de la communauté internationale, en faveur de la création d’un mécanisme de restructuration de la dette souveraine, procédure d’insolvabilité des États et ainsi que d’une réforme de l’architecture financière internationale.
Les signatures ont été remises au ministère allemand des Finances dans le cadre de la campagne internationale erlassjahr 2025 Turn Debt into Hope, qui regroupe 71 organisations de la société civile plaidant pour une refonte des mécanismes de gestion des crises de dette souveraine.
Mécanisme international indépendant
La pétition plaide notamment à la création d’un mécanisme international indépendant permettant de traiter les situations d’insolvabilité des États, comparable à une procédure de faillite, afin de garantir des négociations équitables entre créanciers publics, privés et pays débiteurs.
Les organisations soutenant la campagne demandent également l’ouverture de discussions en vue d’une convention internationale sous l’égide de Nations Unies pour encadrer les restructurations de dette souveraine et renforcer la participation des pays du Sud aux décisions financières mondiales. Ces organisations affirment que de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire consacrent aujourd’hui une part croissante de leurs ressources publiques au remboursement de leur dette extérieure, au détriment des dépenses dans l’éducation, la santé ou le social.
Selon les promoteurs de la campagne, les systèmes actuels de restructuration de la dette sont dominés par les créanciers et manquent de transparence, ce qui limite la capacité des pays débiteurs à négocier des solutions durables. Plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine restent confrontés à des niveaux d’endettement jugés insoutenables.










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