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Coopération : l’Allemagne accorde 12 M€ supplémentaires à l’UA

Coopération : l’Allemagne accorde 12 M€ supplémentaires à l’UA

La plupart des fonds sera consacrée au programme « Africa InCORE », qui vise à développer des corridors d’infrastructures intégrés pour stimuler le commerce intra-africain et la croissance verte.

La coopération avec l’organisation continentale est principalement financée par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mise en œuvre par la GIZ.
Crédit photo: Hannes P. Albert/dpa

L’Allemagne a annoncé un financement supplémentaire de 12,1 millions d’euros en 2026 pour quatre programmes de coopération avec l’Union africaine (UA), axés sur l’intégration économique, la transition énergétique, les finances publiques et la santé, notamment la lutte contre l’épidémie actuelle d’Ebola.

Ces fonds permettront d’étendre des programmes de coopération technique en cours, mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA) et ses institutions spécialisées, a indiqué l’ambassade d’Allemagne en Éthiopie, pays où siège l’UA.

Des corridors pour renforcer le commerce

La majeure partie de cette enveloppe, soit 5,6 millions d’euros, sera consacrée au programme « Corridors intégrés pour la croissance économique en Afrique » (Africa InCORE), qui vise à développer des corridors à faibles émissions de carbone et résilients au changement climatique, notamment face aux inondations et aux cyclones, afin de renforcer les routes commerciales à travers l’Afrique et vers les marchés mondiaux.

Ce financement supplémentaire doit notamment permettre d’élargir le soutien aux initiatives d’infrastructures bancables, a précisé l’ambassade dans un communiqué. Le programme soutient le développement de corridors d’infrastructures intégrés destinés à améliorer la connectivité régionale, à faciliter le commerce intra-africain et à promouvoir une croissance économique verte, a-t-on ajouté.

Ces infrastructures concernent notamment les transports (ponts, lignes ferroviaires), l’énergie, l’eau et les données, afin de stimuler la croissance économique et la productivité, avait indiqué la GIZ. Initialement doté d’un budget de 22,5 millions d’euros, le programme couvre la période de novembre 2021 à octobre 2029. Selon la GIZ, plus de 600 entreprises allemandes sont présentes dans le corridor Nord-Sud, qui relie notamment l’Afrique du Sud à la République démocratique du Congo (RDC).

Lutte contre les flux financiers illicites

L’Allemagne consacrera par ailleurs 3 millions d’euros supplémentaires au programme « Renforcement du financement du développement en Afrique par la lutte contre les flux financiers illicites et une gestion efficace de la dette » (SFIFD, en anglais). Ce financement doit renforcer la coopération avec le Forum de l’administration fiscale africaine (ATAF) afin d’accroître les recettes intérieures et de permettre ainsi aux gouvernements africains d’investir davantage dans leurs propres priorités de développement.

Couvrant la période de juillet 2024 à juin 2028, le programme SFIFD, initialement doté d’un budget de 28,4 millions d’euros, est financé conjointement par l’Allemagne et l’Union européenne (UE). Il accompagne les institutions gouvernementales africaines dans la prévention et la répression des flux financiers illicites, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, ainsi que dans le recouvrement des fonds.

Le programme conseille également la CUA sur l’harmonisation et l’optimisation des politiques fiscales de ses États membres afin d’accroître les recettes publiques, ainsi que sur l’amélioration de la gestion de la dette, avec pour objectif de réduire le coût du service de la dette. Les flux financiers illicites coûtent à l’Afrique davantage que ce qu’elle reçoit au titre de la coopération au développement. L’Allemagne soutient donc l’Union africaine, en collaboration avec l’Union européenne, pour tarir ces flux.

« Accélération de la transition énergétique en Afrique »


Cette coopération s’étend également au secteur énergétique. L’Allemagne fournit 1,5 million d’euros supplémentaires au programme « Accélération de la transition énergétique en Afrique » (ENGAGE), qui couvre la période de janvier 2025 à novembre 2027 et était initialement doté d’un budget de 16,5 millions d’euros.

Le nouveau financement doit contribuer à renforcer les cadres politiques et institutionnels nécessaires aux investissements visant à intensifier l’intégration des réseaux électriques et le développement des énergies renouvelables aux niveaux continental et régional.

« Renforcement de l’architecture sanitaire de l’UA »

Enfin, 2 millions d’euros iront au programme « Renforcement de l’architecture sanitaire de l’UA » (SAHA), qui soutient la résilience institutionnelle des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), l’agence sanitaire de l’UA.

Cette enveloppe est spécifiquement destinée à soutenir la réponse à l’actuelle épidémie d’Ebola, en contribuant à renforcer les efforts de riposte et à améliorer la préparation ainsi que la coordination à travers le continent. Mis en œuvre de décembre 2021 à février 2028, le programme SAHA était initialement doté d’un budget de 23,9 millions d’euros.

« En investissant dans les infrastructures régionales, la gestion saine des finances publiques, les énergies renouvelables et des systèmes de santé résilients, l’Allemagne et l’Union africaine continuent d’approfondir leur partenariat pour un développement durable et une plus grande résilience à travers l’Afrique », a conclu le communiqué de l’ambassade.

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A propos de l’autrice

Annela Faustine Niamolo

Annela Faustine Niamolo est journaliste d’investigation et photographe, née à Bangui en République centrafricaine. Titulaire d’une licence en journalisme, elle a débuté sa carrière au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) avant de devenir journaliste photographe indépendante et correspondante de l’AFP en République centrafricaine en 2022.

Engagée dans sa communauté, elle se spécialise dans le journalisme environnemental et culturel et est boursière de la cohorte 2 du programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique.

À travers son travail journalistique et photographique, elle met en lumière les réalités sociales souvent marginalisées et s’investit activement dans sa communauté. À travers les réseaux sociaux, qu’elle utilise comme des outils de sensibilisation et d’engagement citoyen, elle œuvre pour une information rigoureuse, une sensibilisation positive et une influence constructive.