Le Conseil se présente comme un organisme indépendant dont la « première mission » sera de briser le silence autour des atrocités commises en RDC au cours des trois dernières décennies.

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Un nouveau conseil consultatif international voit le jour pour contribuer à la reconnaissance des atrocités commises en République démocratique du Congo (RDC) depuis plus de trente ans et à la lutte contre l’impunité, selon un communiqué du Conseil. Baptisé Conseil pour l’examen des atrocités en RDC (CEADRC), il entend mettre son expertise au service notamment du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles (FONAREV) et de la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR).
Le CEADRC s’appuiera sur le Rapport Mapping des Nations unies, qui recense plus de 600 violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises entre 1993 et 2003 par des groupes armés congolais, des forces gouvernementales et plusieurs armées étrangères. Coprésidé par la défenseure congolaise des droits humains Julienne Lusenge et le juriste britannique Howard Morrison, spécialiste du droit pénal international, le Conseil apportera son expertise aux processus juridiques et diplomatiques visant à faire reconnaître les atrocités et à traduire leurs auteurs en justice.
Faciliter l’accès à la justice transitionnelle
Aux côtés de ses coprésidents, le CEADRC réunit des personnalités issues des domaines du droit international, de la diplomatie et du monde universitaire : Patrick Hayford, ancien diplomate, Stephen Rapp, ancien Ambassadeur itinérant des États-Unis, Nina Jørgensen, juge internationale et Pascal Turlan, expert en justice pénale internationale.
Lors de leur réunion inaugurale, les membres du Conseil ont pris connaissance de l’état d’avancement des travaux du FONAREV et de la CIA-VAR, notamment de leurs campagnes de plaidoyer « Plus jamais seuls », « Nos voix pour elles » et « Ne pas oublier ». Ils ont également été informés des programmes mis en œuvre pour faciliter l’accès à la justice transitionnelle, promouvoir des mesures provisoires d’urgence dans les zones toujours touchées par le conflit et conduire des actions de réhabilitation en faveur des victimes.
Source : dpa Deutsche Presse-Agentur










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